Non rien, c’est juste pour vous rendre jaloux.
Ici, l’eau est transparente, les gens sympathiques et les aveugles recouvrent la vue m’a-t-on dit.
Quelques photos prises du front de mer et du Cable Car, espèce de funiculaire qui est à l’image du Passeur de La Rochelle : pittoresque, marrant, mais en aucun cas rapide et pratique huhu.
Oui, je sais, c’est énervant.
Bolton Street
Tout à l’heure on était dimanche. Pour vous rassurer, le dimanche est aussi long et ennuyeux en France qu’en Nouvelle-Zélande. Quoiqu’il en soit, je suis parti découvrir le jardin botanique (facile, je descends en rappel de chez moi et j’y suis) et le cimetière de Bolton Street.
Pas grand chose à dire sur le jardin botanique, qui regroupe des centaines d’espèces de fougères, des groupes de touristes françaises et des joueurs de cricket (j’ai regardé le match pendant dix minutes, et je crois que le type qui a inventé les règles était sous acide).
Le cimetière de Bolton Street a été fondé en même temps que la ville, en 1840. Les premiers morts à y être enterrés sont décédés de causes reflétant les difficultés de la vie d’alors : noyades, alcoolisme ou encore mort maternelle. Y sont également enterrés tous les hommes et femmes d’influence ayant vécus à Wellington.
En 1892, le cimetière est fermé, à cause des risques sanitaires et de surpeuplement.
En 1968, le débat est relancé, puisque les autorités veulent détruire Bolton Street pour y faire passer une autoroute. Après d’âpres affrontements avec la population et les hippies, la décision est prise de couper le cimetière en deux et de déménager les tombes passant sur le tracé de l’autoroute ( « allez les gars, aujourd’hui, vous allez ramasser des os et les mettre là-bas, su’l'tas avec le reste ! »).
News from Aotearoa
Quelques photos prises de mon balcon (sur la dernière, on voit la baie de Wellington et un bout du stade) :
En parlant de stade, en ce moment à Wellington, ont lieu les Sevens, le championnat annuel de rugby à sept. Pourquoi je parle de sport alors que je l’exècre ? Tout simplement parce que tous les jeunes gens venus soutenir leur équipe sont déguisés de tous les côtés, soit en Lego (spéciale dédicace à Joseph), en fauteuils , en Duffman ou encore en donuts, ce qui relève du génie.
J’ai fait ma première sortie tout seul comme un grand hier, histoire de me repérer : cette ville est définitivement chouette, qu’on se le dise. J’ai pas eu le temps de prendre des photos, mais ça ne saurait tarder.
Concernant Nurse Jackie, Stéph’, je n’ai vu que le premier épisode, mais il semble y avoir énormément de potentiel, c’est bien écrit/joué, cynique et sarcastique comme il faut, plein de mauvais sentiments. Une série médicale qui est l’antithèse absolue de Grey’s Anatomy ne peut être que bien. A suivre donc.
(j’ai merdé avec galerie Wordpress, je comprends pas comment des photos en lien arrivent à se retrouver avec le reste des photos)
Bing-bong
Après cinquante-six heures de périple, je suis arrivé au pays des kiwis, bonheur.
Pour tout avouer, je suis en t-shirt, ma piaule donne sur la mer et le jardin botanique, ce qui est quand même la classe.
Le voyage s’est bien passé, j’ai pu mater six épisodes de Sex and the City, trois de Family Guy, un de Nurse Jackie, Where the Wild Things Are, 500 Days of Summer, Harry Potter and The Goblet of Fire (oui, je sais) et tenté de regarder Inglorious Basterds, qui m’a bien évidemment royalement emmerdé.
Maëlig, tu vas peut-être changer d’avis sur moi : j’ai échangé ma place côté hublot (j’avais personne à côté de moi) avec un couple d’Indiens, assis au milieu de l’avion. Tu vois que je peux être gentil parfois.
J’ai réussi à dormir pendant deux heures entre Hong-Kong et Auckland : en me réveillant, je me suis aperçu que je m’étais bavé dessus. On appelle ça l’élégance à la française.
En attendant ma correspondance à Auckland, je me suis fait accoster par un vieux qui jouait avec son dentier. J’ai également vu des jeunes gens porter des chaussettes avec leurs tongs, des vieux portant des shorts bouffants et des chaussettes blanches montantes et des petites Chinoises habillées comme des miniputes. Nothing new.
En dépensant mes premiers dollars pour un thé glacé, je me suis retrouvé avec un chocolat frappé. On applaudit bien fort ma première honte linguistique anglophone.
De plus, la personne ayant enregistré ses bagages avant moi s’appelait Mrs. Cockburn et une annonce faite dans l’aéroport demandait à un certain Mister Watwat de venir se présenter au guichet, j’en ris encore.
J’ai été accueilli à l’aéroport (putchain, trois jours de ma vie passés dans cinq aéroports différents) par Audrey, une ancienne galérienne de la fac, pleine de mauvais esprit et de cynisme, j’ai kiffé. On a ensuite été faire un tour dans le centre-ville, où la concentration de magasins de fringues kewl est beaucoup trop forte pour que ma carte bleue y résiste longtemps. On a ensuite filé vers le port, où tous les bars ne proposent pas forcément de bière, ce qui est proprement honteux.
Des photos bientôt je pense.
(quant au titre… on va dire que la turne toute entière sent les herbes de Provence)
Bisous baveux
Le plus dur dans l’affaire, ce sera de vivre encore plus loin de Charlotte ma douce femme aux seins enchanteurs, Joseph, Alex, Raph, Maude, Maëlig et les autres.
Quoiqu’il en soit, la prochaine fois que j’écrirai ici, j’aurais changé d’hémisphère pour la cinquième fois dans ma courte vie, j’aime !
Sac : OK
Se rendre compte qu’on a oublié de mettre des choses importantes dans le fond du sac, le défaire puis le refaire : OK
The Wire saison 5, Six Feet Under saison 3, 4 et 5 : OK
Enregistrement en ligne : OK
Choix d’une place seul au fond de l’avion en cas de crise lacrymale : OK
Dire adieu à toute intimité en exhibant mon déodorant et dentifrice dans un sac congélation à une vingtaine de douaniers et d’agents de sécurité : OK
Lecteur MP3 : OK
Papouiller mes chats une dernière fois : OK
Se préparer psychologiquement à : avoir des problèmes avec ma banque (OK), avec la fac (OK) ainsi qu’à partir dimanche matin à 6h55 et arriver mardi après-midi (OK).
J-10
If you see me comin’, better step aside
Remplir un lecteur Mp3 pour un voyage de vingt-cinq mille kilomètres (seuh) n’étant pas quelque chose qui s’improvise, j’ai déjà commencé le travail (chansons glanées sur la B.O. de The Wire, là et enfin grâce au blond aux cheveux perpétuellement gras, qui se reconnaîtra) :
The Nighthawks – Sixteen Tons
Lee Fields & The Expressions – Love Come and Goes (bonjour, James Brown est toujours vivant)
Anothny Joseph & The Spasm Band – Robberman
Cage – Beat Kids (là aussi, hip-hop, mais hip-hop de haut vol, avec des touches de punk et d’électro cradingues)
P.O.S. – Duct Tape (après Cage, et pour ceux qui seraient toujours rétifs au hip-hop, écoutez ce truc et vous serez convertis)
Consultant en nomenclatures
« Gens de couleur. La part infirme de lui-même encore en phase avec le monde du marketing frissonnait chaque fois que Gertrude employait l’expression gens de couleur. Il n’arrêtait pas de buter dessus. Pour ainsi dire. Gens de couleurs, Noirs, Afro-Américains, Africains-Américains. Elle avait quelques termes de retard. Cela dit, impossible de suivre le rythme. Tous les deux ou trois ans, quelqu’un trouvait un nom qui nous rapprochait un tout petit peu de la vérité. Centimètre par centimètre, on faisait du chemin.Comme si cette vérité qu’on croyait approcher existait vraiment.
C’était l’usage qu’elle faisait de l’expression qui l’amena à réfléchir. Quand on désigne quelque chose par un nom, on lui assigne une place. Quelque chose ou quelqu’un, peu importe : le nom que vous lui donnez vous permet de recharger, de viser, de tirer. Mais quand on appelle quelque chose par le nom qu’on lui a donné, il y a une contrepartie, un prix à payer : on a aussi envie d’être appelé par le nom qu’on s’est donné. Quel est le nom qui me donnera la dignité, le respect auxquels j’ai droit ? la clef qui m’ouvrira le monde.
Avant d’être des gens de couleur, des esclaves. Avant d’être des esclaves, des hommes libres. Et toujours, quelque part, des nègres.
Quel serait le prochain nom ? Dans cette grande procession. Car les choses ne restent jamais figées bien longtemps. Quel sera notre prochain nom, se demanda-t-il. Le savoir, c’était savoir qu’il serait. »
Colson Whitehead, Apex.
Sweet dreams
Cette nuit, j’ai rêvé que je me battais avec une gonzesse de ma promo pour ensuite passer devant le conseil de discipline.
Tout ça pour éviter de passer en deuxième année de ce master de merde.
Sinon : bonne année à tous !
OUAIS OUAIS OUAIS
Les majuscules s’imposent : mon visa est valide, je peux donc partir dès demain si je veux.
En partant de Bordeaux, je vais rajouter encore un peu plus d’heures de pheune pour arriver à destination, jugez plutôt :
Départ de Bordeaux le 31 janvier à 6h55, arrivée à 8h15, départ de Paris à 13h05, arrivée à Hong-Kong le 1er février à 07h30, départ à 15h25, arrivée à Auckland le 2 février à 7h30, départ à 13h25, arrivée à Wellington à 14h10.
Si je ne meurs pas à cause d’un caillot avant, bien sûr.




























